Le cadeau de l’écoute

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Permettre à l’autre de s’exprimer, c’est lui donner la liberté d’exister !

Écouter l’autre comme il est, sans le juger, sans essayer d’atténuer ses propos ou vouloir les changer est un cadeau d’une inestimable valeur.
En lui permettant de s’exprimer, nous l’aidons à satisfaire plusieurs de ses besoins sociaux comme l’estime de soi, la reconnaissance ou avoir sa place.

En accueillant ses mots et ses émotions avec respect et bienveillance nous lui permettons d’exister pleinement comme notre égal. Nous lui offrons la possibilité de s’affirmer comme un être à part entière et ainsi d’acquérir la confiance en lui.

La confiance en soi mène à l’accomplissement de soi et à la joie…

 

Une nécessité pour évoluer

Pour grandir psychiquement, pour évoluer, nous avons besoin d’exprimer nos émotions.
Par exemple, un enfant ou un adolescent à qui l’on interdit d’exprimer sa colère ne pourra pas s’affirmer sans agressivité dans sa vie d’adulte car son rapport à l’autorité sera conflictuel.

Permettre à l’autre d’exprimer sa colère, même si celle-ci est dirigée contre nous, c’est lui donner la chance de nous dire qui il est, c’est lui donner de l’importance, c’est lui permettre d’exister.

Celui à qui l’on interdit la tristesse et les pleurs n’est pas plus fortuné car il sera handicapé sur sa capacité à faire des deuils. Et les deuils sont nécessaire pour réviser la vision idéale que l’on a de sa famille, de soi et du monde.

Finalement, Ce n’est pas rien « d’écouter ».

C’est probablement l’action la plus puissante au monde !

 

Thierry

Le pouvoir personnel

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Être sous l’autorité de quelqu’un ou de la société implique que nous lui donnons la responsabilité de notre bien être.

Que ce soit par des mots, des actes ou son absence, l’autre agit sur nous et sur nos humeurs en valorisant ou en dégradant l’image que nous avons de nous, celle dont nous avons pris le soin de retirer toutes les imperfections, toutes les mauvaises parties.

Ce sont ces mauvaises parties qui sont enfouies en chacun de nous et que nous redoutons plus que tout au monde tant elles sont porteuses de souffrances.

Mais que ce passerait-il si nous pouvions accueillir ces parties en souffrance ?
L’attachement à son image
Dans l’absolu il n’y a aucune raison de souffrir plus longtemps que quelques instants.

La souffrance est nécessaire car c’est elle qui nous indique que notre façon d’être au monde n’est plus adaptée, que notre environnement a changé et que nous devons évoluer.

Mais rien ne nous oblige à l’entretenir !

Ce qui permet à la souffrance de s’installer durablement c’est l’attachement à la belle image que l’on a de nous.

Nous voudrions être quelqu’un de bien, d’intelligent, d’élégant, quelqu’un empathique ou de compatissant. En faisant cela nous rejetons tous les aspects négatifs de notre personnalité.

C’est cela qui rend difficile le lâcher prise : vouloir être quelqu’un de bien.

Lorsqu’il nous évalue où nous juge, l’autre menace directement l’intégrité de notre belle image.

Tant que nous sommes dépendant de lui pour satisfaire notre besoin d’estime de soi, il a le pouvoir d’agir sur nous.

Lorsque poussé à évoluer par la souffrance, nous changeons, l’autre menace de nous retirer le lien affectif qui nous sécurise, il menace de nous retirer son amour. Et parce que nous sommes attaché à cet amour nous cédons au chantage, pour ne pas perdre cette belle image.

Le voilà le seul pouvoir de l’autre !

La menace d’un retrait des liens affectifs qui nous condamne à la solitude ou à la mort.
La responsabilité de soi
Ce qui permet à l’autre de nous contraindre par le chantage affectif, c’est notre absence de responsabilité.

Tant qu’il peut faire pression sur nous en brandissant la liste de tous les comportements condamnés par l’opinion publique, c’est que nous ne sommes pas encore arrivés à maturité, que nous ne sommes pas encore responsables de nous.
Tant que nous avons besoin de son avis ou que sa réaction nous touche c’est que nous ne pouvons pas exister totalement par nous-mêmes.

Ainsi nous sommes comme des enfants qui demandent la permission pour sortir jouer, comme des enfants qui n’admettent pas leurs erreurs et qui disent sans cesse : « c’est pas moi, c’est pas ma faute, c’est lui.. »

Par contre, si nous assumons ce que l’autre perçoit de nous, ce qu’il nous reproche, sans culpabilité, ni honte, nous retrouvons alors notre autorité.

Nous récupérons notre pouvoir personnel !

« Oui tu as raison je suis méchant, oui je suis fainéant, oui je suis nul, oui je suis violent, oui je te fais souffrir mais c’est ainsi. Je te remercie de me permettre de voir cela… »

En l’acceptant à chaque instant, nous avons alors le choix !
L’intérêt de la relation

 

Dans la relation, l’autre nous permet de prendre conscience de ce qui est caché en nous.

Si nous pouvons profiter de l’occasion qu’il nous donne de voir les parties de nous non acceptées, nous pouvons alors les accueillir et les intégrer, nous pouvons évoluer.

De cette façon, nous redéfinissons notre image, nous rééquilibrons sa valeur. Nous ne sommes pas qu’une bonne personne car nous pouvons être selon l’occasion quelqu’un de beaucoup plus sombre, quelqu’un dont on ne soupçonnais même pas l’existence.

En accueillant les parties de nous les plus sombres, nous permettons aussi aux plus lumineuses d’exister. Nous acceptons notre nature.

Dès lors, il n’y a plus rien à blesser, il y a seulement de l’amour !

Thierry

Le conflit psychique

Question :

Qu’est ce qu’un conflit psychique, comment en prendre conscience et le dépasser ?

Le conflit psychique est la résistance à un caractère acquis, héréditaire, à un comportement. Cette résistance est engendrée par la pression culturelle, sociale ou familiale des différents groupes d’appartenance.

Elle se cache derrière la honte, la culpabilité, les interdits et elle empêche par son caractère punitif la satisfaction d’un besoin biologique. Cette résistance est la répression des instincts de l’homme, la négation de ce qu’il est, de ce qui le structure.

Posez-vous la question :
« Si je m’autorisais à être moi-même, sans aucune limite, sans aucune contrainte, je serais quoi, qui et comment serait ma vie ? »
Donnez des détails, prenez le temps de le sentir en vous.

Et maintenant :
« Que pourrait-il m’arriver de désagréable si je permettais d’être cette femme ou cet homme ? Que dirait-on de moi ? De quoi je serais jugé ? »

La réponse à la dernière question implique un conflit. Et c’est pour ne pas être cette personne que la résistance se met en place. Ce caractère a causé dans l’histoire du groupe une souffrance très importante et il est depuis prohibé. C’est une part de moi non acceptée.

Pour le dépasser, il est nécessaire de l’accepter. En faisant un pas, un simple pas et ainsi se permettre d’être cette personne. En pouvant l’être sans se sentir ni coupable ni honteux, la résistance s’arrête d’elle même, sans effort.

Ce n’est pas facile, et bien souvent un accompagnement est conseillé car la pression est trop forte et le poids du jugement trop important pour le faire tout seul.

C’est cela un conflit ! Une résistance à soi, à ce qui est…

 

Thierry

À côté de soi

Question :

« Pourquoi lorsque je suis en société je véhicule certaines valeurs, alors que dans les faits, dans l’intimité, je ne les incarne pas ? »
Il y a un décalage entre « celui que je suis vraiment » et « celui que je voudrais être ».

« Celui que je voudrais être » est l’image idéalisée de « celui je suis vraiment. » C’est celui qui est attendu par la société, celui qu’elle peut accepter.

C’est l’écran de fumée qui est utilisé pour paraître meilleur, ou du moins pour être comme tout le monde. Pour ne pas être rejeté.

Il se pose comme un voile sur ma réalité intérieure, pour l’embellir et l’arranger, pour masquer l’infâme réalité, celle que je ressens avec mes tripes.
« Au fond, il y a quelque chose en moi qui est imparfait, qui n’est pas normal et dont je devrais avoir honte.»
Ce n’est donc pas par orgueil que l’on cache celui que l’on est vraiment, c’est pour ne pas souffrir.
Le décalage est alors comme la trace invisible de ma souffrance intérieure.

 

Celui que « je suis vraiment » doit être accueilli et accepté dans sa totalité. Même si ses valeurs ne correspondent pas à celles des autres, même si elles sont condamnables aux yeux de la société.

Cela revient à accepter de décevoir, accepter de faire du mal, même malgré soi, de se tromper, de supporter que l’autre nous en veuille, d’être rejeté, d’accepter une mauvaise image de soi, une bonne image de soi, parce qu’il y a aussi du bon en soi.

Accepter l’inacceptable ! La voilà la condition pour pouvoir poser le masque et arrêter de souffrir.

Ayant accueilli « celui que je suis vraiment », je pourrai alors me diriger vers des valeurs que je choisi de vivre et d’incarner.

C’est un peu faire le deuil de « QUI » je croyais être, pour pouvoir « ÊTRE ».
En toute simplicité.

 

Thierry

Cause toujours !

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Il y a quelque chose de marquant lorsque l’on écoute quelqu’un parler. Les mots et les champs lexicaux qu’il emploie ne sont jamais les mêmes. Vous est-il arrivé de vous surprendre à utiliser des mots que vous n’employez habituellement pas, des mots qui n’ont rien à voir avec le contexte de la discussion ?

La parole automatique

Des mots ou des expressions comme : « c’est niquel, ça me gonfle, il y en a marre, c’est bidon, je ne peux pas l’encadrer, c’est clair, je me suis planté, etc. »
Dans toutes ces représentations le sens qui est exprimé n’a aucun rapport avec le sens premier des mots. Apparement hors contexte, ces mots expriment cependant quelque chose, sinon pourquoi les utiliser ?

Certains linguistes disent du langage que c’est la capacité à employer un système symbolique pour s’exprimer.

D’accord ! Mais pour exprimer quoi ?

Sommes-nous à ce point inconscient que nous passons notre temps à exprimer des idées et des mots, sans savoir pourquoi nous le faisons et sans pouvoir en maîtriser le flux incessant ?

Il se pourrait que ce débit de parole et ces mots mal contextualisés soient une tentative de notre inconscient pour communiquer quelque chose qui n’est pas de l’ordre de la pensée.
Un état affectif particulier qui par des mots le représentant, exprimerait la souffrance d’un organe précis.

Exprimer un besoin interne

Si pour un besoin archaïque comme se nourrir, la sensation de faim se fait sentir, cela est moins évident pour un besoin d’ordre social comme l’estime de soi ou la reconnaissance.

Serait-il alors possible d’entendre dans nos mots l’expression d’un intérieur en souffrance ? Pourrait-on entendre dans « ça me gonfle » une référence à de l’air et au système respiratoire et dans « c’est clair » l’épuration de quelque chose de sale, d’impur, à nettoyer, à évacuer comme dans le colon ?

Ce bavardage incessant serait-il dû au fait que dans notre tentative de communiquer à l’autre notre état affectif intérieur, nous nous heurtions à son incapacité à le recevoir ?

Si tel était le cas nous tenterions en vain d’exprimer quelque chose à l’autre et nous resterions tel un vieux disque rayé bloqué sur une souffrance qui n’a pas pu être entendu.

Un avantage certain

Repérer les mots et les expressions du besoin qui s’exprime permettrait avec l’aide de notre interlocuteur d’en prendre soin. C’est peut-être cela communiquer avec l’autre ; lui faire le retour de ce qu’il exprime pour lui permettre d’en prendre conscience.

 

Thierry

Les désordres relationnels

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Les maladies, qu’elles soient organiques ou comportementales, ont une chose en commun, la relation à l’autre. Nous sommes des êtres sociaux et c’est dans ce contexte que vont se développer des comportements adaptatifs ou des blocages limitants. Les problèmes relationnels sont des problèmes de communication, et si l’être humain apprend à communiquer, il se développera en bonne santé. Envisager la maladie comme étant le résultat d’une relation qui manque d’harmonie et non comme quelque chose qui nous tombe dessus par hasard est la première étape vers un retour à la santé.

Comment une relation peut-elle avoir une influence sur le corps ?

Il existe une relation étroite entre les cinq sens, les pensées et les émotions. Je perçois par mes sens, je donne un sens à ce que j’observe et je déclenche l’émotion qui a un rapport avec la situation. Si ce que je ressens à l’intérieur lors de la perception d’une situation est agréable, l’émotion qui sera activée sera la joie. Si c’est désagréable, une émotion négative comme la peur ou la colère sera mise en place. Par exemple, face à une situation où la peur est la réponse biologique adaptée, si je ne peux pas fuir ou lutter pour libérer l’énergie produite par le processus émotionnel, je vais la conserver et augmenter la masse de stress dans l’organisme. Ce qui a terme peut déclencher des maladies, un épuisement des réserves ou la mort.

Les questions qui se posent alors sont les suivantes : Pourquoi m’est-il impossible de fuir ou de lutter ? Qu’est-ce qui m’empêche de passer à l’action ? Et que se passerait-il de mauvais si je me le permettais ?

La négation de soi

Qu’est-ce que l’on ne vous a pas permis d’être lorsque vous étiez enfant ? Vous-même ? Enfant, on vous a obligé à porter un costume, obligé à vous comporter d’une certaine manière, la bonne mais pas la vôtre. On a rejeté l’enfant que vous étiez parce que votre comportement faisait souffrir les adultes. Vous n’étiez pas assez bon, pas assez bien. Parfois on ne s’intéressait pas du tout à vous, d’autres fois on vous interdisait de parler ou d’exprimer ce que vous ressentiez au plus profond de vous. On ne vous a jamais vraiment soutenu ou même vu et vous vous sentiez souvent très seul. Quelquefois, on avait même honte de vous et on vous a même fait croire que c’était de votre faute. « Tu es sale, mal habillé, mal coiffé, tu me fais honte ! »

Quelle chance un enfant élevé comme cela aurait-il de s’épanouir dans la société actuelle ? Dans une société où l’on demande à chacun d’être agressif et compétitif pour réussir, les chances de cet enfant ne seraient pas bien grandes, n’est-ce pas ? Et c’est pour cela que vous souffrez aujourd’hui car le temps n’a pas changé l’histoire. L’enfant que vous étiez n’a pas disparu, il est toujours présent en vous, et lorsque vous êtes confronté à des situations difficiles, c’est lui qui souffre.

Vers une harmonie relationnelle

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Exister pleinement dans mes relations, qu’elles soient personnelles ou professionnelles, n’est pas une option, c’est un droit fondamental. Si je me permets de communiquer à l’autre mes besoins sans lui reprocher quoi que ce soit, implicitement je lui permets d’en faire autant.

Lorsque les deux êtres désirant communiquer se sont exprimés, il y a apparition d’une troisième possibilité qui n’est ni la somme des deux ni la soustraction de quelque chose. C’est une solution nouvelle qui satisfait les besoins des deux personnes. C’est cela une relation harmonieuse.

Thierry

Le monde est parfait tel qu’il est

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Vous êtes du monde ! D’ailleurs, nous sommes tous du monde et nous avons la responsabilité de ce que nous en faisons, non pas d’un point de vue collectif, mais individuel. Chaque jour nous le créons à partir de notre propre vision des choses. Si nous sommes agressifs, le monde est agressif. Mais que se passerait-il si nous décidions de changer notre perception de la réalité ?

Changer sa perception des choses
“Ce n’est pas le monde qui est imparfait, c’est moi qui souffre.”
Et ce n’est pas pareil !
Vous ne savez pas pourquoi vous souffrez mais vous allez le découvrir. Voilà ce qu’implique cette phrase. Jusqu’à présent, vous vous êtes conformé à des vérités, des croyances qui ne sont pas les vôtres et vous avez adopté une fausse identité par peur d’être rejeté. En permettant cela, vos éducateurs vous ont rendu dépendant d’une référence extérieure. En décidant de tourner votre regard vers l’intérieur, vous récupérez votre autorité et la capacité à faire de vrais choix. Et donc la possibilité de mettre un terme à votre souffrance.
Arrêter de se plaindre
Tant que l’on se plaint, on ne peut pas aller mieux. Comprenez cela. M’apitoyer sur mon sort, pointer du doigt les autres comme responsables de mon malheur, militer ou lutter contre quelque chose est une perte de temps. Par exemple, vous pouvez lutter une vie entière contre la déforestation, sans jamais aller mieux, ni trouver l’origine de ce qui vous fait souffrir. C’est une sorte de condamnation à perpétuité car la liberté réside dans votre capacité à choisir. Si vous réagissez par rapport à une mémoire, vous n’êtes pas libre.

Prendre conscience que l’on souffre en réaction au passé
Vous souffrez par rapport aux mémoires et aux croyances que vous avez enregistrées dans le passé. Ce sont les toutes premières expériences vécues dans votre enfance qui ont conditionné et structuré l’adulte que vous êtes. Si vous voyez un monde injuste, c’est en réaction à une injustice passée. Si c’est un monde violent, c’est en lien avec une violence passée. Les mémoires familiales, que l’on nomme aussi mémoires héréditaires, ont le même effet lorsqu’elles sont actives. Notez tout de même qu’il n’est pas nécessaire d’avoir été frappé pour réagir. Le simple fait d’en avoir été témoin peut suffire à programmer une mémoire.

Exprimer sa souffrance
Une erreur fréquente est de parler constamment de votre souffrance à vos amis ou parents, avec le besoin inconscient d’être entendu, compris ou reconnu dans cette douleur. Arrêtez ! Ils ne peuvent pas vous aider parce qu’ils ne sont pas formés pour cela, et à terme, ils peuvent s’identifier à votre histoire, la rejeter et souffrir de votre présence. Avec eux, ressourcez vous, partagez les bonnes choses, apporter du poids positif dans la balance. Pour exprimer votre souffrance, tournez vous vers un écoutant qui a choisi de le faire. Ce qui suppose, qu’il soit lui-même libéré ou au moins conscient de ses mémoires.

Commencer un travail avec un thérapeute (et s’y tenir)
Vous souffrez et cela a besoin d’être entendu et extériorisé, afin que vous puissiez recycler et redonner du sens à ce que vous avez vécu. Ce qui à terme vous permettra de dépasser les blocages et de continuer à évoluer. Ayez quand même conscience que l’inconscient ne va pas vous faciliter le travail et qu’il fera tout ce qu’il pourra pour vous éloigner de l’objet de la souffrance. C’est une des raisons majeures qui peut vous pousser à essayer toutes les thérapies existantes, sans jamais réellement entrer dans le problème. De cette manière vous restez toujours en surface, et finalement, après des années de travail et beaucoup d’argent dépensé, vous souffrez toujours.
Un pas vers soi
Vous l’avez peut être oublié mais personne ne vous a appris à marcher. Vous l’avez fait tout seul et c’est tant mieux, sinon vous ne pourriez même pas tenir debout. De la même manière, tourner son regard vers l’intérieur et accueillir son histoire à la lumière d’un nouveau jour est une étape parfois douloureuse, mais fondatrice. En récupérant la responsabilité de votre vie, vous pourrez vous épanouir et accéder à votre plein potentiel d’être humain.
Et finalement, si vous voulez toujours changer le monde, vous serez libre de le faire, non pas en luttant contre quelque chose mais en exprimant votre créativité.

 

Thierry

L’attention des foreurs

Dans un tunnel obscur et étroit ils sagenouillent,

l’un derrière l’autre,

éclairés seulement par une lampe sur leur casque,

et percent des trous pour la dynamite.

L’homme de tête tient le burin d’un mètre cinquante,

avec sa pointe effilée en forme d’étoile.

Une main à quelques centimètre de l’extrémité du burin.

Le faisceau de sa lampe est centré sur la pointe.

Jamais il ne regarde en arrière.

L’homme derrière lui lance la masse de six kilos,

de toutes ses forces.

Son Faisceau est centré sur l’extrémité.

Jamais il ne dévie son regard.

Le bruit cadencé des coups est tellement assourdissant,

dans ce petit espace confiné,

qu’ils ont obturé leurs oreilles et ne se parlent jamais.

Parfois l’homme de tête fatigue,

et souhaite se reposer.

Il ne peut crier,

il ne peut se retourner,

donc juste après le coup de masse,

il place son pouce directement sur l’extrémité,

là où la masse arrive.

L’homme derrière lui est focalisé sur l’extrémité.

Jamais il ne dévie son regard.

Red Hawk. The Sioux Dog Dance